LA COMPAGNIE CONFÉRENCE POUR LES ARBRES






La compagnie Conférence pour les Arbres est une compagnie émergente de théâtre basée à Strasbourg.
Son travail tente de trouver, documenter, partager, expérimenter, de nouvelles manières d'exister au sein d'un monde qui glisse vers sa fin. 
Elle développe des spectacles et actions culturelles liés aux questions d'effondrement et de reconstruction.

L'identité artistique de la compagnie se construit autour de quatre piliers, appelés tantôt outils, tantôt obsessions :
  • faire les récits de l'effondrement, garder la trace d'une expérience à la fois collective et intime.
  • nourrir les imaginaires de l'après, comme des phares qui nous feront traverser la tempête.
  • construire des esthétiques au croisement du naturel et de l'industriel mais aussi de l'analogique et du numérique.
  • être pluridisciplinaire tout en ayant le texte comme pièce centrale de ses créations, faire mots c'est faire réalité.

Mécistée Rhea en est la directeur·ice artistique. 
Iel est accompagné dans la création par Eli Bertrand, administrateur et collaborateur artistique de la compagnie.



HISTORIQUE

La compagnie a été créée en 2022 pour porter CRAPALACHIA, projet amateur développé avec le soutien de l'Artus, théâtre universitaire de Strasbourg. Cette première création a bénéficié de 9 représentations et a obtenu le prix régional et national du concours de création théâtrale du CROUS à l'unanimité du jury, ouvrant sur une session de dates au festival Off d'Avignon.

Durant la saison 2023/2024, la compagnie a intégré la promotion V du dispositif d'incubation Fluxus avec La Pokop comme structure marraine. La Pokop a notamment apporté son soutien pour la première création professionnelle de la compagnie : À la tâche à venir (celle d'enterrer le monde), créée en novembre 2024. Cette pièce, coécrite par Mécistée Rhea et Nanténé Traoré, a fait l'objet d'une tournée de 7 dates entre Strasbourg et Lyon. Le texte a été édité par les éditions Gorge Bleue en novembre 2024.

Avec sa seconde création, une reprise professionnelle de CRAPALACHIA prévue en novembre 2026 au TAPS en coproduction, la compagnie achève un premier cycle thématique consacré au deuil. Après 2026, elle entrera dans un nouveau cycle explorant les nouveaux possibles.

Depuis 2026, la compagnie est accompagnée par l’Espace 110 à Illzach et la cie Quai n°7 à Strasbourg dans le cadre de l’Aide à l’Émergence Grand Est.


ÉTHIQUE DE TRAVAIL

On ne construit pas un nouveau monde sans remettre en question les codes de l'ancien.

La compagnie est engagée pour une création dans la joie, dans la bienveillance, s'affranchissant d'un art qui pense que c'est quand on violente les artistes qu'iels donnent le meilleur d'elleux. 

Son équipe est constituée de personnes minorisées. Ces identités sont une force, elle porte sur scène des voix que l'on ne fera plus taire. Elle porte dans son ventre des imaginaires nouveaux.

Portée par deux personnes concernées, la compagnie développe depuis des années un travail autour des handicaps invisibles, autant en questionnant les manières de créer pour les rendre plus inclusives, qu’en mettant en place des actions avec des structures culturelles pour partager des outils d’accessibilité.


INSPIRATIONS

À la direction de la compagnie, Mécistée vient d'une formation croisant théâtre et arts plastiques, avec un focus sur la performance, l'installation et les arts numériques qui influence profondément le travail. 

Eli, artiste associé·e, enrichit cette approche d'un regard singulier, nourri notamment de ses pratiques dans le jeu de rôle grandeur nature, milieu où se développent des recherches autour de la mise en vulnérabilité, de l'hygiène émotionnelle à pratiquer face aux expériences intenses et d'une réflexion sur l'immersion.

L'écriture de Mécistée, nourrie par la poésie contemporaine, dialogue avec une recherche plastique qui vise à créer des images au plateau capables de porter un texte pensé comme central. Cette approche pluridisciplinaire s'enrichit à chaque projet de collaborations avec des artistes aux recherches artistiques singulières, alimentant ainsi l'imaginaire collectif. 

De projets en projets, le travail du corps occupe une place croissante, avec un regard vers le théâtre physique. Les créations (en particulier les formes courtes) trouvent inspiration dans les arts performatifs et le mouvement de l'esthétique relationnelle pour questionner le rapport au public, au moment partagé et à l'interactivité de l'œuvre.