Compagnie de théâtre qui tente de trouver, documenter, partager, expérimenter, de nouvelles manières d’exister au sein d’un monde qui glisse vers sa fin.
Strasbourg, FR
CRAPALACHIA
À la tâche à venir (celle d’enterrer le monde)
Notice de résurrection à l’usage des vivants
Entrez dans l’habitacle
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Autour du handicap
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CRAPALACHIA
Depuis les Appalaches, une histoire se raconte. Celle de Scott, de sa famille, des montagnes autour de lui. Les rôles s’inter-changent et se dédoublent pour mieux donner corps au texte.
Ici on rit face à la mort, et un soupir plus tard on tente à tout prix de conserver ce qui nous échappe. On habite un plateau comme on traverse des ruines, et en se saisissant des objets que l'on déterre, on apprend à ressusciter.
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Disponible à la programmation.
À
la tâche à venir
(celle d’enterrer le monde)
Trois dialogues durant trois nuits différentes au sein d’une même forêt pour questionner notre rapport à la fin du monde, digérer le deuil de ce que nous sommes en train de perdre et construire un message à passer à ceux qui viendront après.
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Notice de résurrection à l’usage des vivants
Ça commence presque comme une conférence, deux personnes, un video-projecteur, et une petite table recouverte de notes. Ça parle résurrection, un peu, qu’est-ce que ça veut dire, pourquoi la réclamer, et lentement ça devient un vrai rituel, une tentative.
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Entrez dans l’habitacle
Un outil pour parler de handicap et de responsabilité collective. 4 personnes entrent dans une voiture, et lea conducteur·ice refuse de démarrer. Épuisé·e, iel réclame le droit de rester à sa place, celle qu’iel a dû créer pour ellui-même et défendre. Ne plus bouger, donc, et laisser la communauté prendre la responsabilité de lea garder en vie, alimenté·e, soutenu·e.
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Actions culturelles
Un nouveau monde, ça se construit ensemble. Ateliers, expériences, temps d’échange, pour se questionner sur ce que l’on vie et crée, beaucoup, et même y répondre, parfois.
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B : On a pas vu toutes les petites choses qui crèvent.
On avait le regard sur autre chose.
Ça arrive.
C’est pas grave.
Je comprends pas pourquoi c’est grave.
Je comprends pas pourquoi tu t’occupes à te briser le cœur comme ça.
Comment tu bouffes tes larmes dans le métro en faisant défiler les articles.
On est vivants.
On est vivants.
On sera vivants pour un paquet d’années encore.
Le monde peut pas s’effondrer d’un coup. Ils le disent pas dans tes articles ?
Le monde c’est une machine énorme, le monde —
Les plages artificielles au Japon c’est aussi le monde. Autant que l’odeur des arbres. Et c’est
aussi le monde, respirer le chlore et le plastique.
Pourquoi on se retrouve à découper comme ça, à décider que ce que l’on a fait de nos
mains, ça n’est pas vraiment du monde ?
Nos montagnes de déchets c’est aussi le monde.
Toutes ces choses increvables.
Oui, d’accord pour les insectes.
Mais regarde un peu la poésie des choses increvables.
Il reste tellement.
Je dis « reste » le plus littéralement possible,
tout ce qu’on laisse derrière, quotidiennement, le témoignage constant des vies qui
avancent. C’est pas rien. C’est de l’humain, partout.
Et c’est hyper beau, quand t’y penses, qu’on se soit autant étalé·e·s, qu’on ai autant cherché
à être partout à la fois. Qu’on ait autant eu envie de laisser une trace de nous.
Le monde peut pas s’effondrer d’un coup, c’est absurde.
Parce que je suis là à te regarder, et que tes cheveux ébouriffés, tes yeux qui cherchent
affolés où se raccrocher, le bruit de ton souffle, l’odeur au creux de ta clavicule quand tu me
serres dans tes bras et tout l’amour, tout l’amour que j’ai quand t’es devant moi, tout ça c’est
du vivant. Et ça peut pas être réduit à néant, d’un coup.
— À la tâche à venir (celle d’enterrer le monde)
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